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La CNS est à la recherche de bénévoles pour planter du riz sauvage

21 octobre 2011

Naomi Langlois-Anderson de la CNS récolte du riz sauvage à la fin août sur la rivière Nation Sud, un peu en amont de Crysler.

Cet automne, la Conservation de la Nation Sud poursuit son projet de restauration de la qualité de l’eau et de régénération du riz sauvage sur une portion des 4 000 km2 de son bassin versant. Le technicien en foresterie principale, Chris Craig a expliqué que les bénévoles sont les bienvenus pour planter le riz.

Non seulement le riz sauvage a toujours constitué une source de nourriture importante pour les Premières Nations et les oiseaux aquatiques migrateurs, mais il améliore aussi l’habitat des autres espèces d’oiseaux et des poissons. Membre des Algonquins de Pikwakanagin, M. Craig a précisé que l’agrandissement des champs de riz sauvage contribue à assainir l’eau et à limiter la propagation des espèces de poissons et de plantes envahissantes telles que la carpe et la salicaire pourpre. Les bénévoles peuvent joindre M. Craig au 1-877-984-2948 poste 234 ou par courriel au ccraig@nation.on.ca

Fortement influencé par les fluctuations du débit de l’eau, le riz sauvage est disparu en partie à cause des barrages et de l’aménagement du littoral. Au cours des dernières années, la CNS a fait équipe avec Canards Illimités et Plenty Canada pour restaurer le riz sauvage après qu’une étude indépendante eut signalé l’absence d’habitats appropriés à la sauvagine le long de la rivière Nation Sud et de ses affluents.  

L’an dernier, la rivière Payne a produit 40 livres de riz sauvage. Cette année, la récolte a été de 100 livres, en partie grâce aux conditions climatiques favorables. La récolte se fait de façon traditionnelle en utilisant des bâtons spéciaux pour faire tomber les grains dans les embarcations. Le riz qui sert à la plantation est conservé dans des sacs déposés dans la rivière afin de conserver la capacité de germination des embryons. 

À la fin d’octobre ou au début de novembre, pour semer le riz, on utilise des embarcations ou on marche dans les eaux peu profondes. Les semences se déposent au fond de la rivière pendant l’hiver et commencent à germer au printemps.

M. Craig a expliqué qu’il existe deux sortes de riz sauvage sur le territoire du bassin versant de la Nation Sud, soit les variétés du nord et du sud. Les deux sont sensibles aux changements environnementaux qui font en sorte que le riz peut être facile ou impossible à récolter. Il encourage les bénévoles à venir vivre une ou deux journées intéressantes dans les marais tout en se documentant sur la conservation de la faune et les techniques de gestion.

Pour plus d’information : Chris Craig, (877) 984-2948 poste 234 ou ccraig@nation.on.ca

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