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8 novembre 2011
Bien qu’aucun spécimen n’ait été capturé en 2011, la Conservation de la Nation demandera une subvention aux gouvernements fédéral et provincial afin de poursuivre l’an prochain l’échantillonnage de l’anguille d’Amérique sur les 4 000 km2 de son bassin versant.
Autrefois abondante au point de constituer l’une des trois principales espèces commerciales dans les aires de drainage des Grands Lacs et du St-Laurent, l’anguille d’Amérique a décliné d’environ 99 % depuis les années 1970.
La technicienne en chef de la pêche et de la faune à la CNS, Naomi Langlois-Anderson, a indiqué que le projet visant à déterminer le statut de l’espèce consiste à établir la répartition et la population de l’anguille. La CNS a créé un partenariat avec la faculté de biologie de l’université Carleton, Plenty Canada, le service d’environnement du conseil des Mohawks d’Akwesasne et le ministère des Richesses naturelles afin de réaliser l’étude. Depuis 2009, ce partenariat a reçu des subventions du MRN et du programme des espèces en péril d’Environnement Canada pour accroître l’échantillonnage.
Selon Mme Langlois-Anderson, la participation du public est essentielle pour étudier l’activité des anguilles. « Nous demandons à toute personne qui capture ou observe une anguille d’Amérique de nous en aviser. Nous demandons également aux gens de remettre leurs prises à l’eau. Des photos et des informations telles que le lieu de la capture, le poids et la longueur de l’animal ainsi que les conditions générales sont également très importantes pour le projet ».
Cet automne, et à l’aide d’un bateau à fond plat de cinq mètres de long doté d’équipement pour la pêche électrique, la CNS et ses partenaires ont échantillonné six secteurs de la rivière Nation Sud mesurant chacun 4,2 km. Le financement demandé pour 2012 servira à couvrir le dernier segment qui s’étend de Cass Bridge à Algonquin.
À l’aide d’une petite génératrice à essence, la pêche électrique permet d’étourdir les poissons pendant quelques minutes dans un rayon de trois ou quatre mètres autour de l’embarcation.
Bien qu’aucune anguille n’ait été capturée, les chercheurs ont pu en observer une près de l’embouchure du ruisseau en aval de l’aire de conservation de Cass Bridge. L’observation a été signalée au MRN et distribuée à tous les partenaires du projet.
Ressemblant à un serpent et de couleur brun beige avec une petite tête pointue, les anguilles ont longtemps constitué un élément important dans l’alimentation des Amérindiens. Selon un phénomène naturel remarquable, les alvins franchissent les 6 000 km qui séparent la mer des Sargasses de l’eau douce où ils se nourrissent et grandissent avant de retourner à la mer pour frayer de 10 à 30 ans plus tard.
Selon les pêcheurs à la ligne, les anguilles étaient autrefois abondantes sur le territoire du bassin versant de la Nation Sud, mais elles ont considérablement diminuées depuis les années 1980.
Pour plus d’information – Naomi Langlois-Anderson, 877-984-2948, poste 250
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